Prochaine Rencontre de prières : dimanche 15 novembre à Magalas (34)

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Vie des saints associés aux messages

 

Vie des saints associés aux messages
St Alexis
 
Saint Alexis
Confesseur, Pèlerin et Mendiant (+ 404)
Saint Alexis fut un rare modèle de mépris du monde. Fils unique d’un des plus illustres sénateurs de Rome nommé Euphémien, il reçut une éducation brillante et soignée.
L’exemple de ses parents apprit au jeune Alexis que le meilleur usage des richesses consistait à les partager avec les pauvres. Cédant aux désirs de sa famille, le jeune Alexis dut choisir une épouse. Mais le jour même de ses noces, se sentant pénétré du désir d’être uniquement à Dieu et de L’aimer sans partage, il résolut de s’enfuir secrètement, s’embarqua sur un vaisseau qui se dirigeait vers Laodicée, et gagna la ville d’Edesse.
Là, distribuant aux indigents tout ce qui lui restait d’argent, il se mit à mendier son pain. Il passait la plus grande partie de son temps à prier sous le portail du sanctuaire de Notre-Dame d’Edesse, devant une image de la Vierge. Après dix-sept années passées dans l’abjection et l’oubli le plus total, il plut à Marie de glorifier Son serviteur par un éclatant miracle. Un jour, comme le trésorier de l’église passait sous le porche, l’image de Notre-Dame s’illumina d’une clarté soudaine. Frappé de ce merveilleux spectacle, le trésorier se prosterna devant la Madone. La Très Sainte Vierge lui montra Alexis et lui dit : « Allez préparer à ce pauvre un logement convenable. Je ne puis souffrir qu’un de Mes serviteurs aussi dévoué soit délaissé de la sorte. »
La nouvelle de cette révélation se répandit aussitôt dans la ville. L’humilité du Saint s’alarma devant les témoignages de vénération dont il était devenu subitement l’objet. Il quitta donc la ville d’Edesse pour se rendre à Tarse, mais une tempête poussa l’embarcation sur les rivages d’Italie. L’Esprit-Saint lui inspira l’idée de retourner à Rome, sa ville natale, et de mendier une petite place dans la maison paternelle. A la requête de l’humble pèlerin, le sénateur Euphémien consentit à le laisser habiter sous l’escalier d’entrée de son palais, lui demandant, en reconnaissance de ce bienfait, de prier pour le retour de son fils disparu.
Saint Alexis vécut inconnu, pauvre et méprisé, à l’endroit même où il avait été entouré de tant d’estime et d’honneurs. Tous les jours, il voyait couler les larmes du vieux patricien, il entendait les soupirs d’une mère inconsolable et entrevoyait cette noble fiancée dont la beauté s’était empreinte d’une indicible tristesse. Malgré ce déchirant spectacle, saint Alexis eut le courage surhumain de garder son secret et de renouveler perpétuellement son sacrifice à Dieu.
Ce Saint, plus qu’admirable, demeura dix-sept nouvelles années dans le plus complet oubli, vivant caché sous les marches de cet escalier que tous gravissaient pour entrer dans une maison qui était la sienne, en sorte qu’il semblait foulé aux pieds de tous. Avec une humilité consommée, il subit sans jamais se plaindre, les odieux procédés et les persécutions des valets qui l’avaient servi autrefois avec tant de respect et d’égards. Saint Alexis passa donc trente-quatre ans dans une âpre et héroïque lutte contre lui-même. Ce temps écoulé, Dieu ordonna à Son serviteur d’écrire son nom et de rédiger l’histoire de sa vie. Alexis comprit qu’il allait mourir bientôt, et obéit promptement.
Le dimanche suivant, au moment où le pape Innocent Ier célébrait la messe dans la basilique St-Pierre de Rome, en présence de l’empereur Honorius, tout le peuple entendit une voix mystérieuse qui partait du sanctuaire : « Cherchez l’homme de Dieu, dit la voix, il priera pour Rome, et le Seigneur lui sera propice. Du reste, il doit mourir vendredi prochain. »
Durant cinq jours, tous les habitants de la ville s’épuisèrent en vaines recherches. Le vendredi suivant, dans la même basilique, la même voix se fit entendre de nouveau au peuple assemblé : « Le Saint est dans la maison du sénateur Euphémien. » On y courut, et on trouva le pauvre pèlerin, qui venait de mourir. Quand le Pape eu fait donner lecture du parchemin que le mort tenait en sa main, ce ne fut de toutes parts, dans Rome, qu’un cri d’admiration. Innocent Ier ordonna d’exposer le corps de saint Alexis à la basilique St-Pierre, pendant sept jours. Ses funérailles eurent lieu au milieu d’un immense concours de peuple.


"Vous ne me connaissez point, je viens d’un autre pays. Je m’appelle Saint Alexis, martyr. Pour moi j’étais pas martyr, j’étais simplement l’humble servant de Dieu. On n’a pas occasionné le fait de pouvoir dire la grandeur de Dieu, Son Amour, Sa Vivacité, cette Miséricorde qui nous remplit. En Lui on ne souffre pas. En Lui on vit. Je suis heureux d’être venu parmi vous et je vous transmets toute ma foi et ma prière."

février 2009

Ste Bernadette
 
Jeudi 11 février 1858, Bernadette Soubirous se rend le long du Gave de Pau pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, glacial, comme sa sœur et son amie. « Fais comme nous ! » lancent les filles à Bernadette. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle : « J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ». L’anniversaire de cette première apparition fut l’occasion du grand Jubilé en 2008.
Mais la Voyante étant plus connue que la sainte religieuse, nous rappellerons en ce jour, celle que le Pape Pie XI a béatifiée le 14 juin 1925, sous le nom de Soeur Marie-Bernard, de la Congrégation de Nevers. Elle sera canonisée le 8 décembre 1933.

Il fallait l'entendre dire : "Marie est si belle que, quand on l'a vue une fois, on voudrait mourir pour la revoir." Cela lui arriva le 16 avril 1879 à 35 ans.


Padre Pio
 
"Mes frères,
Vous me connaissez aussi, je suis déjà venu. L’Italie n’est pas loin, mais il n’y a pas de frontières entre nos pays. Je suis le Padre, et en ce jour et au nom de Dieu, je vous bénis tous, au nom de Dieu :
« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. »

Que mon corps qui repose soit le reflet de ce que vous devez faire. J’ai donné ce que Dieu m’a dit de donner. Aujourd’hui, à vous de donner ce qu’Il vous demande de donner. Je suis avec vous, je viens avec vous, je marche à vos côtés et surtout vous aurez toute l’aide de tous les Saints, de tous les Anges. Il y a une armée qui vous seconde, qui vous pousse à la réussite. Prenez vraiment conscience de votre gloire présente. Restez humbles, restez hommes, mais aimez en toutes choses, en tous lieux et en tous."
Message du 15 janvier 2009

Marthe Robin
 
"Je viens aujourd’hui par la Volonté Divine apporter une aide à votre prière. J’ai cet honneur digne de Dieu de venir vous parler et de vous assister. Je suis partie du monde matériel où j’ai vécu allongée sans arrêt, où le Malin est venu me déchirer le corps, le lacérer pour essayer de pénétrer mon âme, chose qu’il n’a jamais pu atteindre. J’ai donné mon amour à tous ceux qui sont venus me voir, mais j’ai donné surtout mon amour au Christ le Seigneur, à Dieu le Père afin qu’Il sauve le maximum d’âmes, car le monde entraîne beaucoup d’âmes dans la perdition. Le Malin est à la porte et frappe sans arrêt jusqu’à temps que les âmes le suivent. Aujourd’hui encore je renouvelle mes prières sans cesse afin que vous soyez soutenus, afin que les âmes soient pardonnées, afin que les âmes montent vers le Seigneur. Je vous laisse avec votre Mère Eternelle.
On m’appelait Marthe Robin."
mars 1998

St Curé d'Ars
 
J’étais prêtre dans un petit village, dans une campagne. Je travaillais autant la nuit que le jour ; je confessais, je priais, j’allais de campagne en campagne, j’allais bénir, j’allais donner l’extrême onction. On m’appelait « le petit curé d’Ars ».

Je viens ici pour vous dire que tout ce qui se passe correspond à la volonté Divine et non à la volonté de Satan. J’ai connu Satan, je me suis battu avec lui des nuits entières. Vous n’êtes point sous l’emprise de Satan et quiconque le dira devra en apporter les preuves, comme quiconque dira que vous êtes du côté de Dieu en apportera les preuves. Sachez donc écouter la parole Divine, restez près du Père Eternel en toute occasion et surtout ne vous défiez jamais d’autrui.

Restez toujours unis à l’Eglise de quelque manière que l’on puisse vous traiter ; vous serez reconnus dans cette Eglise, car vous aimerez cette Eglise et l’Eglise vous aimera.

Je prie chaque jour pour tous les êtres du monde entier, pour tous ceux qui souffrent, pour tous les plus petits, les plus miséreux, les plus incroyants. Et tous les jours, la foi augmente dans ce monde afin qu’elle devienne universelle. Je vous rends à votre Mère et je continuerai à prier sans cesse pour vous.

Saint Jean-Marie Vianney - Curé d’Ars

Sainte Thérèse
 
"Je suis une humble petite servante du Fils de Dieu ; je suis venue vous réconforter dans votre foi et vous apporter tout l’amour des Saints. Je vous côtoie en chaque instant de votre vie. Je suis la petite Sainte Thérèse. Je viens vous accompagner et vous rassurer dans votre foi. Tous, tous nous souffrons de ne pas être compris, accompagnés, aidés et tous, nous devons faire l’effort, pour que le monde renaisse, de prier, de soutenir et d’accompagner. Vous êtes là uniquement pour renouveler la foi, pour permettre aux gens de se convertir à Dieu, de permettre aux gens de connaître, d’être emplis de foi, d’être emplis de la miséricorde de Dieu.
Nous tous qui sommes partis et qui prions à vos côtés, sachez que nous sommes là sans cesse pour vous aider, pour vous soutenir sur ce chemin difficile.
Mais notre Mère à tous vous explique mieux que moi ce qu’est ce chemin."
Message du 15 août 1998

Sainte Blandine
 
"Vous ne me connaissez pas, je suis venue qu’une fois, que dans un message écrit. J’ai fini dans l’arène des Romains, je m’appelle Sainte Blandine. Mon coeur frissonne… ne pleurez pas… J’ai grandi dans l’amour et la paix, j’ai vécu et aujourd’hui, je ne suis plus mais je peux au moins aider, soustraire à la violence ce monde. Je suis là pour vous aider. Que de chance vous avez ! Que votre vie est belle ! Que votre amour est grand ! Continuez, je vous aime."
Message de février 2009

A l'origine esclave romaine, elle se joint à la communauté chrétienne. Blandine et ses 47 compagnons (dont l'évêque de Lyon, saint Pothin) sont les Martyrs de Lyon en 177 qui sont morts soit asphyxiés dans la prison exigüe de Fourvière, conservée dans l'actuel Antiquaille, soit livrés aux bêtes dans l'amphithéâtre des Trois Gaules, retrouvé sous le jardin des plantes de la Croix-Rousse.
Les martyrs de Lyon nous sont connus par un témoin oculaire : l'auteur de la Lettre des chrétiens de Lyon à l'Église de Smyrne, qui a été insérée telle quelle par Eusèbe, évêque de Césarée, dans son Histoire ecclésiastique.
Ayant survécu à l'incarcération, Blandine fut livrée aux lions qui refusèrent de lui faire le moindre mal. Elle fut torturée et dut assister à la mort de ses compagnons. Elle fut ensuite flagellée, placée sur un grill brûlant, puis livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l'air avec ses cornes. Ayant survécu au taureau, sainte Blandine fut achevée par le glaive. Elle fut la dernière des 48 martyrs de Lyon à accomplir son martyre durant l'été 177.
Sainte Blandine est la patronne de la ville de Lyon. Elle est aussi, avec sainte Marthe, patronne des servantes.
Dans l'iconographie de sainte Blandine, on trouve le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours.

Saint Vincent de Paul
 
Prenez votre bâton de pèlerin, il faut que vous preniez votre balluchon et que vous alliez sur le chemin de la Terre afin d’aider tous ceux qui sont dans la tristesse, dans l’amertume, dans la pauvreté, il faut que vous bougiez, que vous alliez au-devant des autres ; il faut absolument sortir de ce marasme tous les gens qui y sont tombés par la faute de l’argent, par la faute du modernisme. Au travers de votre vie actuelle, vous n’avez même pas su reconnaître qui était Dieu et qui était le Malin.

Je suis là simplement pour vous aider et vous apporte un secours permanent, afin de vous guider sur ce chemin. J’ai passé aussi mon temps sur les routes. J’ai vécu la maladie, j’ai vécu la pauvreté, la misère, le froid, le chaud, la faim, vous devez en faire autant, je suis là pour vous aider.

On m’appelait le petit Paul. Tous ceux que j’ai aidés sont au Paradis maintenant, ils sont avec vous en train de prier afin que vous suiviez le chemin de Dieu le Père. J’ai marché pieds nus tant de fois et quand je vous vois, galvaudés tels que vous êtes, vous ne méritez pas de suivre ce chemin, vous n’êtes pas réveillés à la parole de Dieu. Vous êtes au sein de votre vie des robots, des gens que l’on manipule, que l’on même à droite, à gauche, selon la volonté de l’un ou de l’autre. Il n’y a qu’une volonté, c’est la volonté Divine, c’est la volonté qui doit vous montrer le paradis, c’est la volonté qui doit vous apprendre l’enseignement d’Amour et de Paix au travers de tous les hommes. Ce n’est pas en embrassant son frère qu’on lui apporte tout le bonheur, non, c’est en lui donnant tout ce que l’on a, alors oui, là, Dieu passe de l’un vers l’autre et vous êtes tous deux unis avec Dieu. Il faut donner, donner, partager, offrez ce que vous avez, Dieu le multipliera cent fois quand vous serez au paradis. Mais voilà, le chemin est encore long parce que vous faites deux pas en avant, un pas en arrière, vous avez peur ; allez de l’avant, vous êtes soutenus et vous serez toujours soutenus. Je vous laisse avec votre Mère.

Message du 13 juillet 1997

St Benoît de Nursie (patron de l'Europe), fondateur (480-547)
 


Benoît naquit dans une petite ville des montagnes de l'Ombrie, d'une des plus illustres familles de ce pays. Le Pape saint Grégoire assure que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé.


Craignant la contagion du monde, il résolut, à l'âge de quatorze ans, de s'enfuir dans un désert pour s'abandonner entièrement au service de Dieu. Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait ; mais Dieu y pourvut par le moyen d'un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour.


Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de Satan ; celui-ci apparut sous la forme d'un merle et l'obséda d'une si terrible tentation de la chair, que Benoît fut un instant porté à abandonner sa retraite ; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d'un signe de la Croix et alla se rouler nu sur un buisson d'épines, tout près de sa grotte sauvage. Le sang qu'il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s'est changé en un rosier : de ce buisson, de ce rosier est sorti l'arbre immense de l'Ordre bénédictin, qui a couvert le monde.


Les combats de Benoît n'étaient point finis. Des moines du voisinage l'avaient choisi pour maître malgré lui ; bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison ; le saint bénit la coupe, qui se brisa, à la grande confusion des coupables. Cependant il était dans l'ordre de la Providence que Benoît devînt le Père d'un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission ; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l'Europe et devinrent une pépinière inépuisable d'évêques, de papes et de saints.


Parmi ses innombrables miracles, citons les deux suivants : un de ses moines avait, en travaillant, laissé tomber le fer de sa hache dans la rivière. Benoît prit le manche de bois, le jeta sur l'eau, et le fer, remontant à la surface, revint prendre sa place. Une autre fois, cédant aux importunes prières d'un père qui le sollicitait de ressusciter son fils, Benoît se couche sur l'enfant et dit : « Seigneur, ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cet homme ! » Aussitôt l'enfant s'agite et va se jeter dans les bras paternels.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


St Ignace de Loyola
 


"L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme. Les autres choses, sur la face de la terre, sont créées pour l’homme, pour l’aider à poursuivre la fin pour laquelle il est créé. Il s’ensuit que l’homme doit en user dans la mesure où elles lui sont une aide pour sa fin et s’en dégager dans la mesure où elles lui sont un obstacle."


 Saint Ignace de Loyola - Exercices spirituels


Né à Loyola (Guipuzcoa) en 1491, Ignace vécut d'abord à la cour des Grands, puis se consacra à la vie militaire. Blessé au siège de Pampelune, il se convertit durant sa convalescence, ne brûlant que du désir de suivre les pas du Christ. Retiré à Manrèse, il y vécut une expérience spirituelle dont il a transposé l'essentiel dans le livre des Exercices Spirituels. Il étudia la théologie à Paris ; c'est là aussi qu'il posa les premières fondations de la Compagnie de Jésus. Ordonné prêtre à Venise en 1537, il se rendit à Rome la même année. Trois ans plus tard, en 1540, il y fonda la Compagnie ; il en fut élu le premier Préposé Général, au début de l'année suivante. Il contribua de mille manières à la restauration catholique du XVIe siècle et fut à l'origine d'une nouvelle activité missionnaire de l'Église. Il mourut à Rome en 1556 et fut canonisé par Grégoire XV en 1622.



 


St Maximilien Kolbe
 

Chacun de nous a besoin de se sentir aimé, mais nous avons aussi besoin d'aimer, aimer à la folie, aimer jusqu'à souffrir par amour et sentir que notre amour est grand. Le père Kolbe a osé prendre ce chemin et viser un amour de cette profondeur...


Rien de très important dans les affaires de Dieu ne se fait sans souffrance. D'ailleurs, peut-il exister un sacrifice trop dur lorsqu'il s'agit de l'Immaculée ?... Et si nous ne cessons pas dans la lutte pour conquérir le monde à l'Immaculée, les souffrances n'arrêteront pas de fondre sur nous... Mais jusqu'à la mort seulement. Après, c'est la résurrection !


Nous connaissons surtout du père Kolbe son martyre à Auschwitz et le don qu’il fit de sa vie, en prenant la place d’un père de famille : geste héroïque en des temps extrêmes. Aujourd’hui, il nous semble, du moins sous nos latitudes, que les temps sont plus conscients des dangers que représentent les extrémismes de tous horizons. Mais nous savons aussi que la corde sur laquelle évolue notre monde funambule est fragile. Aussi Maximilien Kolbe reste un phare, comme le dit le pape Jean-Paul II, pour notre temps difficile. Le geste de cet homme, s’il fût accompli en quelques secondes, le temps de faire un pas en direction du chef de camps, n’est cependant pas spontané. Il intervient au terme d’un itinéraire qui dépasse Maximilien lui-même, depuis que l’amour autant que la haine prévaut aux relations humaines et ainsi construit la dignité propre de l’humanité.